Critique du film zootopie

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Ce film d’animation réalisé par Byron Howard, Rich Moore et Jared Bush est sorti aux États-Unis le 17 février 2016. Le scénario est aux petits soins de Jared Bush, et de Phil Johnson. Tandis que le doublage en version originale est assuré par Ginnifer Godwin, Jason Bateman. La bande-son est changée par Shakira. Le film d’une durée de 1h 48 est distribué par The Walt Company Distribution France.

Synopsis du film

Une jeune lapine, Judy hopps, caresse le rêve de devenir policière. Afin de le réaliser, elle s’embarque dans la gendarmerie de la ville de Zootopie. Mais comme elle a du mal à s’imposer dans ce milieu, son chef lui propose un contrat : elle a 2 jours pour élucider le mystère d’une affaire d’enlèvement d’une proie. Pour ce, elle va montrer ce qu’elle peut faire grâce à l’assistance d’un renard malin, Nick Wilde, qui est aussi le témoin de l’affaire. Cet assistant sera forcé de la suivre à travers le désert, la forêt et les différentes zones de la ville de Zootopie où les animaux organisent socialement leur cohabitation.

Critique du film

La première chose qui attire l’attention chez Zootopie, c’est la modélisation des animaux, de la ville et la qualité de l’animation. Le visuel du 3D des animaux est parfait (y compris les textures), les couleurs sont chaudes, le tout agrémenté d’un photoréalisme abouti. On a presque l’impression de voir des animaux tangibles. Le rendu du cité-monde Zootopie est également splendide grâce aux jeux de lumières bien maîtrisé. Par ailleurs, l’échelle entre les tailles des animaux est dans l’ensemble respectée, de la petite musaraigne jusqu’à l’énorme éléphant.Concernant les personnages, ils sont attachants et géniaux, tant au niveau de leur petit jeu d’acteurs que de leur développement personnel. C’est cette richesse de ses facettes qui fait aussi la grande force du film. Et sur ce point, Disney tape fort.

Chaque scène et chaque plan sont étudiés pour toucher le public très jeune ou l’auditeur plus âgé. L’héroïne, Juddy Hopps trop mignonne quand elle baisse les oreilles est faite pour séduire les tout-petits. Tandis que le personnage du renard l’assistant : menteur, filou, arnaqueur, charmeur fera rire les adultes. Le potentiel comique se situe entre la différence entre les deux protagonistes mais aussi à travers quelques passages comme la séquence des paresseux, ou les animaux nudistes. Côté scénario, l’histoire truffée d’action et de rebondissements avec les fausses pistes et la fin inattendue est d’une certaine maturité. Le thème sur la mafia et l’enlèvement lui-même est plutôt pour un public plus éclairé. En outre, le film foisonne aussi d’autres thèmes comme le sexisme (Judy dans son poste), l’estime de soi (la détermination de Judy), le racisme (inimité des proies envers les prédateurs), le nudisme, le terrorisme (virus) et des références au film « Le Parrain » et à l’administration lente de notre société…Tous les préjugés sont presque au rendez-vous dans Zootopie mais cela pour faire véhiculer une bonne morale subtile qui fera la profondeur du film.

En effet, fidèle à ses habitudes, Disney à travers ce buddy-movie et ses protagonistes guignolesques porte un message de tolérance, une leçon de vie afin de ne pas étiqueter les gens. Le bémol de ce film hilarant, c’est le passage au milieu qui patine un peu, mais cela est contrebalancé par l’aventure rocambolesque de nos deux héros. A voir absolument !

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